Certains apprennent à danser, d'autres sont nés pour danser. Leurs corps déclinent les mots qu'autrement ils n'auraient su dire avec autant d'éloquence et d'élégance que la magnifique gestuelle qu'ils développent.Le langage universel qu'est la danse transcende les frontières érigées par les hommes et les cultures. Mais paradoxalement, il existe autant de styles que de danseurs, car chaque âme vibre selon son propre tempo et avec une intensité unique.
En ce sens, l'art de la danse est l'expression parfaite de l'unité multiple (cf billet Principe d'unité dans la Danse Africaine). Il s'inscrit dans un espace infini où les corps des danseurs s'abandonnent à la rythmique et à la musicalité du temps, qu'il s'agisse de danse classique, moderne, jazz, contemporaine, africaine ou autre.
L'esprit, par besoin de rationalité, a malheureusement trop souvent tendance à catégoriser et à créer des différences qui finissent par s'ériger en véritables frontières culturelles, psychologiques et sociales.
Ainsi, on qualifie souvent les danses africaines de danses viscérales, leur donnant ainsi une connotation péjorative. Cependant, cette affirmation n'en est pas pour autant moins vraie! Mais dans le sens positif du terme. Oui, la Danse Africaine est viscérale, primale dirais-je même (cf billet Principes de base de la Danse Africaine), car elle fait vibrer les corps des danseurs à l'unisson de ceux qui les regardent et invite le spectateur à prendre part au spectacle. Elle fait tomber les masques de convenance que nous portons tout un chacun pour nous rapprocher un peu plus de notre véritable nature qui est par essence émotionnelle et intuitive.



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